Le rapport d’activité de Vendée Eau aborde le sujet de la sécurisation de la ressource en
eau, en termes de quantité, mais nous nous étonnons que ne soit pas abordé le sujet de
la qualité de l’eau. Je suis d’autant plus étonné que j’ai reçu, le 17 novembre dernier, un
courriel du même Vendée Eau adressé aux agriculteurs du territoire.
Ce courriel, signé Héléna MADORRA, Vice-Présidente de Vendée Eau, Déléguée à la
qualité de la ressource et économies d’eau, disait ceci :
« L’automne est la période propice aux potentiels transferts de matières actives et de
métabolites vers les retenues d’eau potable. Des molécules et en particulier le Métolachlor ESA (CAMIX, DUALGOLD, SAFENEUR…) qui s’utilisent sur des cultures de printemps, se retrouvent dans l’eau brute (rivières) et engendrent des difficultés de traitement pour rendre l’eau potable. Vendée Eau a déjà été amené à arrêter la production d’eau potable en raison de la présence de Métolachlor ESA à des concentrations supérieures à la norme eau potable. Aussi, pour les prochaines saisons culturales, je vous invite à ne plus avoir recours à cette molécule afin de préserver la ressource utilisée pour faire de l’eau potable. Vous trouverez en pièce jointe un Flash info à ce sujet ».
La marge de manœuvre de la ville
Dans ce Flash info, on apprend que cette molécule, le Métolachore ESA, est un résidu
d’herbicide, utilisé sur le maïs notamment, culture très présente sur notre territoire. Notre collectivité doit prendre ses responsabilités face à cet enjeu de la qualité de l’eau. Nous avons un levier simple et concret pour ça, celui d’augmenter la part des produits
biologiques et locaux dans la commande publique de denrée alimentaire pour notre
cuisine centrale. Plus nous aurons de fermes engagées dans l’agriculture biologique, et
plus notre territoire bénéficiera d’une eau de qualité.
Dernière intervention de Jo Liard sur ce thème, lors du même conseil municipal, à
l’occasion cette fois de deux délibérations sur l’assainissement collectif.
Une régie unique est nécessaire
Pour atteindre l’objectif réglementaire (Directive cadre européenne) qui impose que 100 % des masses d’eau de surface ou souterraines doivent être en bon état d’ici 2027, il va falloir prendre des mesures fortes. Un programme de recherche lancé par Suez et le
Cemagref (programme AMPERES) a montré qu’un quart des polluants échappe aux
stations d’épuration. Selon nous, il faut créer au niveau de la Communauté de communes une régie unique pour l’exploitation des services de l’eau, d’assainissement et de gestion des eaux pluviales urbaines. Cet outil permettra de s’attaquer aux pollutions « à la source » en mettant en lumière les responsabilités et en dégageant localement des solutions citoyennes.



