Il est temps de faire le point sur la mise en oeuvre des mesures prises par le Conseil communautaire pour assurer une transition écologique juste et efficace au service de la planète et des citoyens du Pays des Herbiers.
La bonne santé financière de la Communauté de communes doit inciter l’équipe en place à aller plus vite et plus loin dans la voie de la transition écologique. Le Plan Climat Air Energie (PCAET) prévoyait une série d’investissements afin que notre territoire atteigne les objectifs fixés au niveau national. Or, selon la Cour régionale des comptes, nous en sommes loin.
Un point de situation
Certes il y a quelques avancées (pistes cyclables, soutien à la rénovation énergétique), mais aussi des reculs et des coups de freins (recyclerie).
Concernant la production d’énergies renouvelables, les objectifs fixés sont en deçà de la trajectoire nationale avec, souligne la Cour, un refus de développer l’énergie éolienne sur le territoire.
Pire : en matière d’émissions de gaz à effets de serre, l’objectif fixé par la Com-com est carrément en sortie de route. Avec un chiffre de 126 Kt de CO2 en 2050, au lieu de 76 Kt de CO2 pour ce qui est de la trajectoire nationale. Soit une neutralité carbone non atteinte en 2050. Il est donc urgent de réaliser un nouveau bilan carbone complet du territoire intercommunal, tenant compte des émissions directes et indirectes (!) de gaz à effet de serre. En fonction de cela, nous devrons modifier notre trajectoire.
Quelles orientations fortes définir ?
Pour l’année qui s’ouvre, nous souhaitons aussi que des décisions soient prises rapidement afin de définir les domaines du transport et du logement comme axes prioritaires. Ces deux postes génèrent beaucoup de nuisances et pèsent lourd sur les budgets modestes.
Les sommes affectées à la transition écologique sont trop faibles
Petite comparaison : 607. 000 € seulement sont alloués au Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET), contre 873. 000 € pour l’entretien du patrimoine et l’équipement des services ! Lors du vote du PCAET, nous nous étions abstenus car nous doutions de la volonté de la majorité de s’engager résolument dans la voie de la transition écologique. Le dernier rapport d’orientation budgétaire en en est une triste illustration.








